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Planche Ouija : histoire, inventeurs, affaires et dangers

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Histoire, presse et spiritualité

La planche Ouija : son histoire, ses affaires et ses vrais dangers

Qui l’a inventée, comment un jeu de salon de Baltimore est devenu le symbole de l’horreur, ce que la presse a raconté, ce qu’explique la science, et si elle peut vraiment ouvrir des portes.

MMisaella · médium et voyante

OUINONABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ1234567890AU REVOIR
La planche épelle

Démonstration animée : ici, c’est le code qui guide l’indicateur, comme l’inconscient guide la main des participants.

L’essentiel

La planche Ouija est née à Baltimore, aux États-Unis, en 1890, au sein de la Kennard Novelty Company. Le brevet a été accordé le 10 février 1891 à l’avocat Elijah Bond, et son nom aurait été « donné » par la planche elle-même à Helen Peters, sa belle-sœur médium. Vendue comme un jeu de salon, elle a connu un succès immense, puis une réputation inquiétante après le film L’Exorciste en 1973. La science explique ses mouvements par l’effet idéomoteur. Sur le plan spirituel, elle n’est qu’un objet : c’est l’état d’esprit de ceux qui l’utilisent qui peut, ou non, « ouvrir des portes ».

  • NaissanceBaltimore, 1890
  • Brevet10 février 1891
  • TournantL’Exorciste, 1973
  • Explicationeffet idéomoteur

On l’a tous vue au moins une fois : dans un film d’horreur, au fond d’un grenier, ou sur la table du salon lors d’une soirée entre amis où quelqu’un a proposé, en riant à moitié, de « parler aux esprits ». La planche Ouija fascine et inquiète à la fois. Certains la considèrent comme un simple jeu, d’autres comme une porte ouverte sur des forces qu’il vaut mieux laisser tranquilles. Peut-être en avez-vous une chez vous, ou peut-être avez-vous vécu une séance dont vous n’êtes jamais vraiment revenue tranquille. Je vous propose de tout reprendre depuis le début : qui l’a inventée, comment elle est devenue célèbre, ce que la presse a raconté, ce qu’en dit la science, et ce que j’en pense, moi, en tant que médium.

Avant la Ouija : l’âge du spiritisme

La planche Ouija n’est pas sortie de nulle part. Elle est la fille d’une époque entière, la seconde moitié du XIXe siècle, où l’Europe et l’Amérique se passionnent pour la communication avec les morts. Les guerres, les épidémies et une mortalité très élevée laissent des millions de familles en deuil, et l’idée de pouvoir parler encore à ceux qu’on a perdus apporte un immense réconfort.

1848

Les sœurs Fox

À Hydesville, dans l’État de New York, deux jeunes sœurs affirment communiquer avec un esprit par des coups frappés. L’affaire fait le tour des journaux et lance le mouvement spirite américain.

1853

Les tables tournantes

La mode des tables qui tournent et frappent des coups envahit les salons européens. À Paris, on fait tourner les guéridons dans les meilleures familles.

1853 à 1855

Victor Hugo à Jersey

Exilé sur l’île de Jersey, Victor Hugo participe à de nombreuses séances de tables parlantes et consigne ce qu’il pense être des messages de sa fille Léopoldine, disparue dix ans plus tôt.

Années 1850

La planchette

Apparaît une petite planche montée sur roulettes, munie d’un crayon, qui écrit seule sous les doigts des participants. C’est l’ancêtre direct de l’indicateur de la Ouija.

1857

Le Livre des Esprits

En France, Allan Kardec publie Le Livre des Esprits, qui pose les bases de la doctrine spirite et connaît un retentissement international.

Le problème de ces méthodes, c’est leur lenteur. Faire frapper une table une fois pour A, deux fois pour B, jusqu’à vingt-six fois pour Z, demande une patience infinie. Il ne manquait plus qu’une idée simple : mettre toutes les lettres sous les yeux, et laisser la main glisser vers elles.

Baltimore, 1890 : la naissance de la Ouija

L’histoire commence dans la ville de Baltimore, dans le Maryland. En 1890, un homme d’affaires nommé Charles Kennard réunit plusieurs investisseurs pour fonder la Kennard Novelty Company. Parmi eux, un avocat local, Elijah Bond, et un géomètre, Washington Bowie. Leur projet : commercialiser une planche parlante, ornée de l’alphabet, des chiffres et des mots « oui », « non » et « au revoir », sur laquelle glisse un petit indicateur.

Le nom

« Ouija », soufflé par la planche

Selon le récit rapporté par les historiens, c’est Helen Peters, la belle-sœur d’Elijah Bond, qui se présentait comme médium, qui aurait demandé à la planche comment elle voulait s’appeler. Elle aurait épelé O-U-I-J-A, en expliquant que cela signifiait « bonne chance ». Helen Peters portait ce jour-là un médaillon avec le portrait d’une femme et un nom au-dessus. Ce nom était peut-être celui de Ouida, une romancière célèbre à l’époque, qu’elle admirait.

L’idée reçue

Ni « oui » en français, ni « ja » en allemand

On lit souvent que « Ouija » vient de l’association du « oui » français et du « ja » allemand. C’est une explication séduisante, mais elle est venue plus tard. L’origine racontée par les fondateurs passe par la séance d’Helen Peters.

Le brevet

Une démonstration devant l’Office des brevets

Pour obtenir le brevet, Elijah Bond et Helen Peters auraient dû faire une démonstration devant le responsable de l’Office des brevets, sceptique. Il leur aurait demandé de faire épeler son nom, qu’ils n’étaient pas censés connaître. La planche l’aurait épelé correctement. Le brevet est accordé le 10 février 1891, pour un « jouet ou jeu ».

Dès 1892, la société possède des usines à Baltimore, à New York, à Chicago et jusqu’à Londres. La Ouija est vendue comme un divertissement de salon, à la fois mystérieux et familial, et la presse publicitaire de l’époque la présente comme un objet « intéressant et mystérieux » capable de répondre à toutes les questions.

William Fuld, l’homme de la Ouija

Très vite, les fondateurs se disputent et quittent l’entreprise. C’est un employé, William Fuld, qui reprend la fabrication et fait de la Ouija une véritable marque. Son nom figure sur les planches les plus célèbres de la première moitié du XXe siècle. Avec le temps, il se présente lui-même comme l’inventeur de la planche, et certains journaux de l’époque le reprendront, ce qui a longtemps brouillé l’histoire.

La fin de William Fuld est restée dans les mémoires, et elle a beaucoup nourri la légende. En 1927, il meurt après une chute depuis le toit de sa nouvelle usine. On raconte qu’il disait avoir construit cette usine sur les conseils de la planche elle-même. Pour beaucoup, il n’en fallait pas plus pour imaginer une malédiction. Ses enfants ont pourtant poursuivi l’activité pendant des décennies.

La tombe retrouvéePendant plus d’un siècle, l’histoire réelle de la Ouija a été oubliée. Ce sont des passionnés, dont l’historien de la Ouija Robert Murch, qui ont patiemment retrouvé les archives, les brevets et le rôle d’Elijah Bond, dont la tombe a même été ornée d’une Ouija gravée en hommage.

Un succès de masse

La Ouija devient un véritable phénomène de société, et ses périodes de gloire suivent souvent celles des grandes inquiétudes collectives. Pendant les guerres, les familles cherchent des nouvelles de leurs soldats, ou veulent parler à ceux qui ne reviendront pas.

1920

Norman Rockwell peint un couple penché sur une Ouija pour la couverture du Saturday Evening Post. L’objet est devenu un symbole de la vie américaine.

50 000

En 1944, un seul grand magasin new-yorkais vend 50 000 planches en cinq mois, en pleine Seconde Guerre mondiale.

1966

La société Parker Brothers rachète les droits de la Ouija à la famille Fuld.

2 millions

En 1967, environ deux millions de planches sont vendues, soit plus que le Monopoly cette année-là.

1991

Hasbro rachète Parker Brothers et devient propriétaire de la marque Ouija, toujours commercialisée aujourd’hui.

Au fil des décennies, la planche change de visage : versions phosphorescentes, éditions de collection, et même des versions colorées destinées à un public jeune, qui ont fait polémique auprès de parents inquiets. La Ouija est à la fois un jouet, un objet de collection et, pour certains, un outil sérieux de communication.

Les écrivains de l’au-delà

La Ouija n’a pas seulement servi à poser des questions sur l’avenir. Elle a aussi inspiré, ou prétendument dicté, de véritables œuvres littéraires, et ces histoires ont fait couler beaucoup d’encre dans la presse de l’époque.

Pearl Curran et Patience Worth

À partir de 1913, à Saint-Louis, une femme au foyer, Pearl Curran, affirme recevoir par la Ouija les textes d’une Anglaise du XVIIe siècle nommée Patience Worth. Des romans, des milliers de poèmes, dans une langue ancienne étonnante. L’affaire passionne les journaux et les chercheurs pendant des années.

Le roman « de » Mark Twain

En 1917, Emily Grant Hutchings publie Jap Herron, un roman qu’elle dit avoir reçu de l’esprit de Mark Twain, mort quelques années plus tôt. Les héritiers de l’écrivain portent l’affaire en justice, et le livre est retiré.

James Merrill, poète primé

Le poète américain James Merrill compose pendant des années à partir de séances de Ouija. Son long poème The Changing Light at Sandover reçoit en 1983 le prix du National Book Critics Circle.

Quand la Ouija devient effrayante

Pendant presque un siècle, la Ouija est avant tout un objet de curiosité et de réconfort. Tout bascule en 1973, avec la sortie du film L’Exorciste. La jeune Regan y joue avec une Ouija et entre en contact avec un mystérieux « capitaine Howdy », avant d’être possédée. Le succès planétaire du film transforme durablement l’image de la planche : elle devient, dans l’imaginaire collectif, une porte vers le démoniaque.

Le cinéma d’horreur s’en empare ensuite régulièrement, jusqu’aux films Ouija en 2014 et Ouija : les origines en 2016. Internet fait naître de nouvelles légendes, comme celle de « Zozo », une entité qui apparaîtrait dans de nombreuses séances et dont les témoignages circulent sur les forums depuis la fin des années 2000. Certains groupes religieux voient dans la planche un instrument dangereux, et l’on a même vu des planches brûlées publiquement, comme à Alamogordo, au Nouveau-Mexique, en 2001.

La peur fait partie de l’expérienceUne grande partie de ce que les gens ressentent pendant une séance vient de ce qu’ils ont vu au cinéma. Quand on s’attend à rencontrer un démon, le moindre mouvement de l’indicateur devient terrifiant. C’est un point très important pour comprendre les « dangers » de la Ouija.

Les affaires de presse

La Ouija a été associée à plusieurs affaires judiciaires qui ont marqué les journaux. Il faut les lire avec beaucoup de recul : dans chacune, la planche n’est pas la cause du drame, mais elle a servi de prétexte, de déclencheur ou de support à des personnes fragiles, manipulées ou déjà en grande difficulté.

1920 · New York

L’enquête Elwell

Après le meurtre jamais élucidé du joueur Joseph Bowne Elwell, des amateurs consultent la Ouija pour trouver des indices. Les journaux s’en amusent, la police n’en tient évidemment pas compte.

1930 · Buffalo

Le crime de Nancy Bowen

Lila Jimerson affirme avoir contacté par la Ouija l’esprit d’un homme décédé, qui aurait désigné une certaine Clothilde Marchand comme responsable de sa mort. Nancy Bowen tue Clothilde Marchand. Le procès fait scandale dans toute la presse américaine.

1933 · Prescott, Arizona

L’affaire Turley

Une mère, Dorothea Turley, prétend que la Ouija ordonne à sa fille de quinze ans, Mattie, de tuer son père. L’adolescente tire sur lui, et il meurt quelques semaines plus tard. La condamnation de la mère sera annulée en appel en 1936.

1990 · Floride

Les « Six de Gulf Breeze »

Six analystes du renseignement de l’armée américaine, stationnés en Allemagne, désertent après des séances où la planche leur aurait annoncé des catastrophes imminentes. Ils sont arrêtés quelques jours plus tard en Floride.

1994 · Angleterre

Le jury de la Ouija

Lors du procès de Stephen Young pour un double meurtre, on découvre que plusieurs jurés ont consulté une Ouija dans leur hôtel pour « interroger » les victimes. La Cour d’appel ordonne un nouveau procès, qui aboutit à une nouvelle condamnation.

2015 · Angleterre

La famille de Consett

Dans le comté de Durham, une famille persuadée d’être visée par un esprit après des séances de Ouija commet plusieurs actes graves. L’affaire est largement relayée par la presse britannique, qui souligne surtout l’état de grande fragilité des personnes impliquées.

Toutes ces affaires racontent finalement la même chose : quand une personne est déjà en souffrance, sous emprise ou très influençable, la Ouija peut devenir un amplificateur redoutable de ses peurs ou de celles qu’on lui transmet.

Ce que dit la science

Pour les scientifiques, il n’y a pas de mystère dans le mouvement de l’indicateur. Il s’explique par l’effet idéomoteur : des mouvements musculaires minuscules, involontaires et inconscients, que notre corps produit lorsque nous pensons à une réponse ou que nous l’attendons.

1852 : William Carpenter

Le physiologiste britannique décrit pour la première fois l’effet idéomoteur devant la Royal Institution de Londres : une idée peut provoquer un mouvement sans que la personne en ait conscience.

1853 : Michael Faraday

Le célèbre physicien étudie les tables tournantes avec des dispositifs ingénieux, et montre que ce sont bien les mains des participants qui poussent la table, sans qu’ils le sachent.

2012 : Université de Colombie-Britannique

Des chercheurs observent que des participants répondent plus justement à des questions difficiles lorsqu’ils croient que l’indicateur bouge seul, environ 65 % de bonnes réponses, contre environ 50 % lorsqu’ils répondent consciemment.

Cette dernière étude est fascinante, parce qu’elle ne dit pas seulement que la Ouija « ne marche pas ». Elle suggère que la planche donne accès à une part de nous que nous n’écoutons pas d’ordinaire : un savoir enfoui, intuitif, inconscient. Un test souvent cité le confirme à sa manière : lorsque les participants ont les yeux bandés et qu’on tourne la planche à leur insu, les réponses deviennent incohérentes.

Est-ce vraiment dangereux ?

C’est la question qu’on me pose le plus souvent. Ma réponse est nuancée : la planche en elle-même n’est qu’un morceau de bois ou de carton imprimé. Mais l’expérience qu’on vit avec elle, elle, peut être dangereuse dans certaines conditions.

Sur le plan psychologique

  • La peur et la suggestion peuvent provoquer des crises d’angoisse, des insomnies, des cauchemars durables.
  • Une personne en deuil peut s’accrocher à des « messages » et ne plus réussir à faire son chemin.
  • Les adolescents, très influençables en groupe, peuvent être marqués par une séance qui tourne mal.
  • Une personne fragile psychologiquement peut voir ses troubles aggravés.
  • Un participant peut, consciemment ou non, manipuler les autres par les réponses.

Sur le plan spirituel

  • Une séance faite dans la peur, l’alcool ou la moquerie crée un climat énergétique très bas.
  • Les médiums parlent de « basses énergies » ou d’esprits errants attirés par ce climat, qui peuvent se faire passer pour quelqu’un d’autre.
  • Inviter « n’importe qui » à communiquer, sans protection ni intention claire, revient à laisser sa porte ouverte la nuit.
  • Après une séance, certaines personnes ressentent une présence, une lourdeur dans la maison ou une fatigue anormale.

À ne jamais faireNe l’utilisez pas seule, ni sous l’effet de l’alcool ou de drogues, ni dans un moment de deuil récent, de dépression ou de grande angoisse. Ne posez jamais de questions sur la date de votre mort ou de celle d’un proche, et ne laissez jamais des enfants l’utiliser.

Peut-on vraiment ouvrir des portes avec la Ouija ?

Voici ce que je crois, après des années de pratique médiumnique. Ce n’est pas la planche qui ouvre une porte. C’est nous. Le monde spirituel n’a pas besoin d’un objet fabriqué à Baltimore pour exister, ni pour entrer en contact. Ce qui crée une « ouverture », c’est l’état dans lequel on se met : une attention tournée vers l’invisible, une invitation explicite, et une grande perméabilité émotionnelle.

Quand cette ouverture se fait dans la paix, avec une intention claire et bienveillante, comme lors d’une prière ou d’une méditation, elle attire des énergies douces et lumineuses. Quand elle se fait dans la peur, la provocation ou le jeu malsain, elle attire ce qui ressemble à ces émotions. C’est la loi de résonance : on attire ce que l’on vibre.

La Ouija a une particularité qui la rend délicate : on l’utilise presque toujours sans préparation, sans protection, à plusieurs, souvent en cherchant le frisson. Les conditions sont donc rarement réunies pour un contact serein. Et surtout, on ne sait jamais vraiment qui répond : votre inconscient, celui d’un ami, ou, dans de rares cas, une énergie extérieure qui n’a pas forcément de bonnes intentions.

Les signes qu’une séance a laissé une trace

  • Une impression de présence persistante dans une pièce
  • Des cauchemars répétés ou un sommeil très agité
  • Une fatigue inhabituelle et durable
  • Une peur qui ne vous quitte plus depuis la séance
  • Des objets déplacés ou des bruits qui vous inquiètent
  • Un changement d’humeur brutal chez un participant

Dans la grande majorité des cas, ces signes s’expliquent par la peur et la suggestion, et s’apaisent avec le temps et un bon nettoyage énergétique. S’ils persistent, il est sage d’en parler à un professionnel de santé, et, sur le plan spirituel, à un médium expérimenté qui pourra évaluer la situation avec calme.

Si vous l’utilisez malgré tout

Je ne conseille pas la Ouija, surtout aux personnes sensibles. Mais si vous décidez de l’utiliser, faites-le avec respect et prudence. Le moment le plus important, et le plus oublié, est la fermeture de la séance.

  1. Choisir le bon état d’esprit. Ne commencez jamais une séance pour vous faire peur, par défi ou après avoir bu. Soyez au moins deux, calmes et sérieux, et convenez ensemble que chacun peut arrêter à tout moment.
  2. Préparer et protéger le lieu. Aérez la pièce, allumez une bougie blanche, et récitez une courte prière ou une intention de protection, par exemple : « Seules les énergies de lumière et d’amour sont bienvenues ici. »
  3. Poser une intention claire. Adressez-vous à un défunt précis, avec respect, plutôt que d’appeler « n’importe quel esprit ». Posez des questions simples et bienveillantes.
  4. Garder la maîtrise. Si les réponses deviennent agressives, insultantes, ou si l’indicateur s’agite sans sens, ne discutez pas et ne provoquez jamais. Passez directement à la fermeture.
  5. Fermer la séance. Remerciez, dites clairement « au revoir » et guidez ensemble l’indicateur sur le mot « Au revoir ». Ne laissez jamais une séance ouverte, et ne quittez jamais la table sans l’avoir fermée.
  6. Nettoyer après. Éteignez la bougie, rangez la planche face retournée, à l’écart des chambres. Lavez-vous les mains à l’eau froide, aérez, et purifiez la pièce avec un peu de sauge ou de sel.

Contacter un défunt autrement

Bien souvent, derrière l’envie d’utiliser une Ouija, il y a un manque. On veut savoir si un parent disparu va bien, s’il nous pardonne, s’il est encore là. C’est un besoin profondément humain, et il mérite mieux qu’un jeu de société.

Les défunts savent se manifester autrement : par des rêves d’une netteté particulière, des signes répétés, une chanson qui passe au bon moment, une odeur familière. Un médium spécialisé dans le deuil peut aussi vous accompagner dans un cadre protégé, où l’échange se fait avec douceur et respect, pour vous comme pour l’être aimé. Si vous ressentez vous-même des présences, notre page sur le channeling et nos conseils pour développer vos facultés médiumniques vous aideront à le faire sans danger.

Ma conclusion sur l’affaire de la Ouija

La Ouija n’est ni un démon en bois ni un simple jouet. C’est un miroir, qui renvoie surtout ce que l’on apporte autour de la table.

Son histoire est d’abord une histoire humaine : des familles endeuillées qui voulaient parler encore à leurs morts, des entrepreneurs de Baltimore qui ont flairé une bonne affaire, une médium qui a donné un nom à un objet, puis un film qui a transformé ce jeu de salon en symbole de l’horreur. Les drames rapportés par la presse ne disent pas que la planche est maléfique : ils montrent combien une personne fragile peut se perdre lorsqu’elle cherche des réponses au mauvais endroit.

Spirituellement, je crois que les portes vers l’invisible existent, mais qu’elles s’ouvrent de l’intérieur. Une séance faite dans la peur, l’alcool ou la provocation crée un climat que je ne souhaite à personne. Une démarche faite dans l’amour, la prière et le respect attire au contraire des présences douces et bienveillantes. Ce n’est pas l’outil qui compte, c’est la vibration de celui qui le tient.

Alors si vous cherchez à parler à quelqu’un que vous avez perdu, ou si une séance passée vous inquiète encore, venez m’en parler. Ensemble, nous ferons les choses dans un cadre protégé et lumineux, comme elles méritent d’être faites.

Misaella

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Questions fréquentes

Qui a inventé la planche Ouija ?
La planche Ouija a été créée à Baltimore en 1890 par la Kennard Novelty Company, fondée par Charles Kennard et plusieurs investisseurs, dont l’avocat Elijah Bond, qui obtint le brevet le 10 février 1891. Le nom aurait été donné par Helen Peters, sa belle-sœur médium. William Fuld, qui reprit ensuite la fabrication, s’en est longtemps présenté comme l’inventeur.
D’où vient le nom « Ouija » ?
Selon le récit des fondateurs, la planche aurait elle-même épelé O-U-I-J-A lors d’une séance avec Helen Peters, en affirmant que cela voulait dire « bonne chance ». Le nom pourrait venir de la romancière Ouida, dont Helen Peters portait le portrait. L’explication « oui » français et « ja » allemand est venue plus tard.
La planche Ouija est-elle dangereuse ?
La planche en elle-même n’est qu’un objet. Les risques viennent surtout de la peur, de la suggestion et de l’état des participants : angoisse, cauchemars, deuil prolongé chez les personnes fragiles. Spirituellement, une séance faite dans la peur ou la provocation, sans protection ni fermeture, peut attirer des énergies basses.
Comment expliquer que l’indicateur bouge tout seul ?
La science l’explique par l’effet idéomoteur, décrit dès 1852 par William Carpenter : de petits mouvements musculaires involontaires et inconscients. Une étude de 2012 suggère même que la planche donne accès à un savoir intuitif que nous n’écoutons pas d’ordinaire.
Comment fermer correctement une séance de Ouija ?
Remerciez, dites clairement « au revoir » et guidez ensemble l’indicateur sur le mot « Au revoir ». Ne quittez jamais la table sans avoir fermé. Ensuite, éteignez la bougie, rangez la planche face retournée, lavez-vous les mains à l’eau froide et purifiez la pièce.

Cet article a une vocation informative et spirituelle. Il ne remplace en aucun cas un avis médical ou psychologique. Si une expérience vous a laissé une angoisse durable, des troubles du sommeil ou des idées qui vous inquiètent, parlez-en à un médecin ou à un psychologue. La planche Ouija est déconseillée aux mineurs et aux personnes fragiles. Services de voyance et de médiumnité réservés aux personnes majeures (18+).